aujourd’hui chez Bocuse

c’est l’été, on crève de chaud, on allume son ordi trop chaud pour dire qu’on crève de chaud et pour lire qu’on crève de chaud, il est temps de se faire une bon spécial mix de Normalon comme tous les étés de merde depuis 20 ans, en suivant pas scrupuleusement l’ancestrale non-recette.

Coupez en morceaux une ou deux tomates, un poivron, versez une boite de maïs égoutté là dessus, un oignon émincé, une bonne grosse cuiller à soupe de mayo voire plus why not. Laissez un peu juter tout ça au frais. En attendant que le frigo pédale comme un âne pour tenter de rafraichir le merdier, coupez des knackis en rondelles et passez les à la poëlle pour faire griller,. Un coup tipar, préparez du fromage à la ciboulette pour manger des grosses tartines de poivrons marinés avec : émincez la ciboulette, renversez la planche à découper, et puis rabattez vous sur un petit pied à la ciboulette de derrière les fagots.

 

ramassez faut pas gâcher.
vautrez vous en slip sur le canapé avec du pain et le mix, baffrez en vous en foutant partout partout, pour faire un très beau mélange vieille sueur-mayo. Et bon appétit bien sûr.

 

les gougères (le retour)

La presse est en émoi : quoi ? Tanx ne cuisine plus ?? misère de merde, ça y est, les réseaux sociaux en ont fini de faire la peau à la vie ou quoi ? Je rassure de suite BFM : justement aujourd’hui j’avais une flemme à la Gaston (c’est la flemme de descendre faire des courses et cuisiner ce qui traine dans les fonds de placards quitte à y passer 12 fois plus de temps qu’au Casino et de finir avec 666 fois plus de vaisselle à la fin. Un talent  certain pour s’user les nerfs inutilement tout en usant ceux de son entourage un coup partie. Heureusement que j’ai pas d’entourage, mais ceci explique peut-être cela, tu me diras). Du coup je disais : de quoi reprendre ma rubrique presque comme à l’époque où on disait encore « giga » à la TV et qu’on avait des blogs où on se filait des bonbons virtuels parce qu’on avait fait une super vanne sur Boulet. Je errais donc dans ma cuisine en râlant tout ce que je pouvais pour mater ce qui trainassait, 2,5 pas et 1/2 secondes plus tard j’avais fait le tour : 4 œufs, un fond de filet de patates toutes ridées et germées, de la farine, du beurre.

Tu te dis sans doute bêtement que les patates sont bonnes à jeter QUE NENNI ! les patates ainsi sont idéales pour les gnocchis (je sais plus d’où je tiens ça, sans doute de la lointaine époque de ma cuisine de taille normale en province de ploucs, ou bien d’une discussion avec je sais plus qui vu qu’avec tout le monde ça finit souvent sur la bouffe quand même. Tiens, sauf à Paris je viens de remarquer). Donc c’est tipar pour cuire les patates à l’eau après avoir tout bien épluché. Je vous fais pas le topo pasque c’est pas ça dont je voulais parler, mais du reste, je vous laisse avec Marmiton et ses merveilleux commentateurs pour la recette (c’est pas encore cuit de toutes façons, ça se trouve ça sera dégueu).

Les œufs ont passé la date, toujours utilisables certes mais pas assez frais pour de délicieux œufs à la coque, eh merde. Mais tiens donc un vieux bout de comté qui t’avais échappé derrière un énième pot de confiote deux sèvrienne (des fois que y’aurait la guerre à Paris, j’en reçois en express), on dirait bien que c’est l’heure des gougères qui firent ma glouare ! et que vois-je encore ? que j’avais pas mis à jour ma recette d’il y a 12 ans ?! Ce branleur de Hervé This peut bien se rhabiller avec sa chimie à la con à faire 1m3 de blanc battu avec un seul blanc d’oeuf, qu’est-ce qu’on s’en bats les reins de pouvoir faire une meringue de 250m² franchement si on est même pas foutu de fournir la parfaite recette de gougères.

Exclu paris match pour les ingrédients : une photo de mon cahier de recettes (toutes pourries sauf 3, celle ci, celle d’un gâteau aux pommes et celle de ma très fameuse Forêt Poire (oui c’est comme t’imagines, une forêt noire mais en bon un jour je me décarcasserai mais un tel gâteau pour moi toute seule j’ai beau kiffer je vais avoir autant de mal que la fois où je m’étais gourée dans la recette d’un baba au rhum et que j’avais fait de la pâte pour non pas un seul gâteau mais 4, et tout dans le même moule, et ça gonfle BEAUCOUP un baba c’était devenu un blob grossissant qui occupait dangereusement de plus en plus de place et y’en avait plus pour la bière au frigo mandieu que cette parenthèse est longue) fin de la parenthèse)

Pour les étapes réfère toi à ma recette de y’a 12 ans c’est pareil, y’a juste les proportions qui changent et la pâte doit être un poil plus desséchée avant de foutre les oeufs, mais ça dépend de la farine alors tu vois. Car oui, Clacla écrase haut la main Hervé This, rep a sa connard avec ton mètre cube de truc qui a le goût de rien. tu mets ce que tu veux comme frometon. là donc c’était au comté de derrière de pot de confiote, si t’as bien suivi. Et hop, repue, tu peux retourner tranquillement te curer le nez en attendant de te taper le boulot monstrueux des gnocchis à faire à la main, que tu es con, mais con ! c’est pas possible.

épilogue gnochis : bravo, on dirait moi au réveil ! et ça m’a l’air aussi agréable par dessus le marché !

j’ai goûté : c’est donc bien dégueu, j’ai tout jeté.

la saison des asperges

Salut les fiiiilles !

c’est l’printemps, le soleil qui pointe, les bourgeons qui dardent, tout ça ouvre grand l’appétit. Mais tout de même, il faudrait voir un peu à justement manger des gros tubercules turgescents légumes pour sa petite santé, le temps passe on rajeunit pas, la tension guette, faut penser à arrêter de faire n’importe quoi, comme on vous le surine depuis 20 ans voire même depuis toujours. C’est bizarre, vous aviez pas commencé qu’il fallait déjà arrêter, votre vie est déjà passée que vous l’aviez pas vue :  par où que t’es rentrée je t’ai pas vue ressortir. Plutôt que vous inquiéter d’être Jacques Balutin zombifié vous décidez de suivre les préceptes de votre mentor :

Vous chopez donc un bon kilo de splendeurs au supermarché pour moitié moins cher que chez des primeurs désagréables, regardez moi ça si c’est pas beau

Et vous appliquez la méthode de l’église du culte des frites, de la mayo et des oeufs : les  Culinotests.

Vous fites une vidéo mais le format ne passe point ici, vous décidez de vous en remettre à votre mentor :

20 mn de cuisson savamment jonglées à mettre des oeufs à 7’30 » de la fin pour les avoir bien mollets  plus tard, et après avoir évidemment monté une sublime mayo avec câpres réduites en hachis à l’opinel rageur post-élections, c’est enfin le moment de vous mettre à table où vous pouvez. N’oubliez pas la présentation, ça joue selon tous les dires de tous les plus grands et même l’autre avec son chapeau à la noix qui s’esbaudit de carottes sauvages là bref je disais n’oubliez pas que la présentation est primordiale pour l’appétit, éveiller les sens avant qu’on mette quoi que ce soit dans sa bouche et ça rend bien sur instagram en plus :

et bon appétit bien sûr, comme le disait votre Dieu du Beurre.

foie gras II

Ouaiiii je sais, je me plains de pas avoir de sous, et quoi ? je fais du foie gras ?! he bah ouai, mes petits cocos, parce qu’un foie gras frais extra vaut moins cher que la moindre sortie, ouai madame. Alors c’est bon, quoi. Et ça me plait de faire enrager le petit con qui trouve que je « fais trop ma punk et que je suis ridicule ». La punk se fait un foie gras, c’est un comble.

Donc ce coup ci, j’étais au marché quand un producteur de canard gras bien d’cheu nous me fait de l’œil, avec ses beaux foies frais crânement exposés dans sa vitrine impeccable. Et qu’est-ce que je fais moi hin ? Je cours m’acheter des radis ? Bon oui en fait j’ai acheté de la salade, aussi, puisque mon cher et tendre fait la fine bouche devant tout ce qui est animal, chacun sa croix, notez l’ironie quand sait que mon plat de prédilection pour draguer, c’est le boeuf bourguignon. J’ai pris un foie extra, très frais puisque la bête avait été tuée deux jours plus tôt, me dit le charmant producteur.

Pouf, pouf. Donc, à  noël, j’avais testé la version Léautney, pas mal, mais l’ennui majeur, c’est que c’était pour faire des terrines, et un foie entier, j’ai beau aimer beaucoup ça, je me vois mal m’enfiler que ça pendant une semaine. Donc je cherchais des recettes pour en faire en bocal et pouvoir en conserver. Après moultes recherches et recroisements de recettes, je retiens cette page, moche mais avec tout un tas de très bons conseils. Donc : 1/ tu dénerves le foie. C’est chiant, et faut être rapide, surtout en juillet, si tu veux pas perdre la moitié de ton foie rien qu’à  cause de la chaleur. Ceci dit en ce moment on craint pas trop de ce côté là  ma bonne dame, y’a plus de saison, et je t’en foutrais du réchauffement climatique et de la sécheresse, tiens. Donc, tu dénerves, c’est énervant. Si le foie est propre, ça suffit, sinon, tu le fais dégorger dans de l’eau additionnées de glaçons pendant genre une heure. Tu l’éponges avec du papier absorbant, et tu l’assaisonnes, avec environ 8 grammes de sel (vu qu’il faut un foie pas trop gros pour pas qu’il perdre trop de graisse, maxi 500gr, le mien faisait 400gr et des brouettes. Oubliez les foie énormes genre 700grammes, ça vaut rien, comme ils en vendent sur un autre stand aux capus, là , n’importe quoi), 2 grammes de poivre fraichement moulu, appuyez avec la paume de la main pour imprégner le foie, sur toutes ses faces et ses petits morceaux rescapés du dénervage. Bon là , y’en a qui mettent de l’alcool aussi, moi j’ai fait au naturel, rien de plus.

J’avais 3 bocaux pour tout ça : 2 de 200 grammes et un de 125, ça a été chaud pour la cuisson. On verra ensuite. En fait c’était nickel pour la quantité de foie que j’avais. Là , il s’agit de foutre ce foie dans les bocaux, c’est un peu relou parce que c’est pas bien grand, un bocal, mais bon, en tassant un peu ça marche, mais faut pas écrabouiller le foie pour autant, y vous a rien fait. Là , vous chopez les vieux torchons dégueulasses qui trainent, pour en mettre un au fond d’une cocotte, les bocaux fermés hermétiquement (avec de nouveaux élastiques à  bocaux, hin, attention) par dessus, et d’autres torchons entre eux pour éviter qu’ils s’entrechoquent et se brisent. Vous remplissez d’eau froide, pour recouvrir les bocaux, et fous ça sur le feu, jusqu’à  ébullition. Quand ça bubulle, tu baisse le feu pour un bouillonnement gentillet et régulier. À partir de ce moment à  tu comptes 20 mn et tu coupes aussitôt que les 20 mn se sont écoulées (20 minutes pour un bocal de 200 gr, dans le lien y’a les correspondances). Là , y’en a qui laissent dans l’eau mais j’avais peur que ça continue la cuisson et foute en l’air mon précieux foie, du coup j’ai retiré mes bocaux de la flotte pour les laisser refroidir comme ça (mais ne pas les passer sous l’eau froide ou les mettre au frigo, ça risque de péter les bocaux et ça ferait un peu chier). Le lendemain, hop, tout ça au frigo. Faut attendre minimum 3 jours avant de gouter, mais macache, j’ai gouté le lendemain, pour être sûre, le petit bocal, qui lui risquait la surcuisson. Bah même il était délicieux quoique un chouia granuleux à  cause de la cuisson je pense, et j’ai ouvert un autre bocal aujourd’hui (le premier c’était y’a deux semaines, quoi, ça va un bocal de foie gras par semaine, non ?) et putain de sa mère, comment c’est de la tuerie. J’avais peur que mon foie ait trop réduit, et en fait non, pas tellement. Doux, onctueux à  souhait, parfait, rien à  redire.

Le top du top pour 18 euros au lieu de environ 60 boules pour autant de foie gras de cette qualité déjà  cuisiné, sans saloperie d’additif, avec que du produit qu’on sait d’où ça vient, quand même, quoi j’ai fait une économie pas négligeable, non ? Oui, j’ai un sens de l’économie particulier, mais je vous emmerde, j’ai du foie gras.

EDIT de mars 2012 : j’ai refait le foie gras, même poids, et j’ai partagé de la même faon dans 2 bocaux de 200gr et 1 de 125. Mais ce dernier je l’ai mis à cuire tout seul à art, pendant 10 mn chrono selon la méthode expliquée là. NICKEL. Le côté granuleux venat effectivement de la légère surcuisson…

Samossas

16h hier, je décide que j’ai bien le droit aux RTT moi aussi, y’a pas de raison. Parce que depuis une semaine, des feuilles de brick trainent dans le frigo et que je repousse le moment de faire des samossas, il faut bien le dire, c’est un tantinet chiant à  faire.
Les samossas, tu mets ce que tu veux dedans. Je fais tourner pour ma part 2 recettes, une aux épinards, l’autre patates-petit pois, toutes les deux simplissimes et végétariennes, mais vous pouvez évidemment ajouter de la viande hachée, genre de l’agneau (j’ai jamais fait mais bon, ça me parait pas mal)
les vla :
les bases d’épices et condiments ainsi que la marche à  suivre sont les mêmes pour les deux recettes à  savoir : 2 c à  c de curry (plus ou moins selon le goût de chacun, of course), 1 c à  c de curcuma, une 1 c à  c de garam massala, 2 c à  c de cumin en grains, 2 gousses d’ail et 2 d’oignon, tout émincé. Du persil ou de la coriandre (encore mieux) fraiche à  volonté.

Aux épinards : il faut pour ça un gros bol d’épinards (plutôt hachés, et je prends des surgelés hin), une fois cuits et bien essorés, faut les sécher au maximum
aux petits pois : remplacer les épinards par des petits pois (surgelés aussi, selon la saison), en même quantité.

Farces :
cuire les patates coupées en morceaux à  l’eau, bien égoutter.
mettre à  cuire les oignons + ail avec toutes les épices dans un peu d’huile, à  la poêle. Quand les oignons sont cuits, ajouter soit les épinards, soit les petits pois. Laisser cuire 5 mn, puis ajouter les patates en morceaux, en les écrasant un peu à  la fourchette, bien mélanger. Et enfin, ajouter en fin de cuisson les herbes (coriandre ou persil) . Laisser refroidir.

Et c’est là  que ça se corse : faut fabriquer les samossas triangulaires avec les feuilles de brick qui sont rondes. Mais avant de céder à  la panique, regarde donc cette video et tu connaitras la solution. Ça demande un petit entrainement pour bien serrer les samossas, mais si même mon cher et tendre y arrive (sous la contrainte, certes), tout le monde peut le faire. Pour maintenir le samossa bien fermé, j’utilise un mélange de farine et d’un peu d’eau que j’applique sur le dernier pliage, et hop.
je les cuis à  la poêle à  feu vif (bien surveiller ça crame vite !) dans pas mal d’huile, mais pas un bain non plus. Une petite flaque, disons.

Je sers les deux recettes avec du riz et une sauce pas du tout indienne et pas du tout compliquée : faire chauffer 20cl de crème liquide, ajouter une dizaine de vache qui rit (plus ou moins, selon le goût hin), attendre que le fromage fonde, et ajouter du curry. Oui ça fait une tonne de sauce pour deux, je sais. Mais c’est bon alors mieux vaut trop que pas assez.
Si j’ai vraiment le courage, je tente une énième recette de naans au fromage, que j’arrive jamais à  bien faire, sans doute parce que j’ai pas de four tandoori.