la saison des asperges

Salut les fiiiilles !

c’est l’printemps, le soleil qui pointe, les bourgeons qui dardent, tout ça ouvre grand l’appétit. Mais tout de même, il faudrait voir un peu à justement manger des gros tubercules turgescents légumes pour sa petite santé, le temps passe on rajeunit pas, la tension guette, faut penser à arrêter de faire n’importe quoi, comme on vous le surine depuis 20 ans voire même depuis toujours. C’est bizarre, vous aviez pas commencé qu’il fallait déjà arrêter, votre vie est déjà passée que vous l’aviez pas vue :  par où que t’es rentrée je t’ai pas vue ressortir. Plutôt que vous inquiéter d’être Jacques Balutin zombifié vous décidez de suivre les préceptes de votre mentor :

Vous chopez donc un bon kilo de splendeurs au supermarché pour moitié moins cher que chez des primeurs désagréables, regardez moi ça si c’est pas beau

Et vous appliquez la méthode de l’église du culte des frites, de la mayo et des oeufs : les  Culinotests.

Vous fites une vidéo mais le format ne passe point ici, vous décidez de vous en remettre à votre mentor :

20 mn de cuisson savamment jonglées à mettre des oeufs à 7’30 » de la fin pour les avoir bien mollets  plus tard, et après avoir évidemment monté une sublime mayo avec câpres réduites en hachis à l’opinel rageur post-élections, c’est enfin le moment de vous mettre à table où vous pouvez. N’oubliez pas la présentation, ça joue selon tous les dires de tous les plus grands et même l’autre avec son chapeau à la noix qui s’esbaudit de carottes sauvages là bref je disais n’oubliez pas que la présentation est primordiale pour l’appétit, éveiller les sens avant qu’on mette quoi que ce soit dans sa bouche et ça rend bien sur instagram en plus :

et bon appétit bien sûr, comme le disait votre Dieu du Beurre.

megapoukrav

Vous êtes sur le point d’écrire un tract voire de proposer une AG, rien ne va plus. En cette période troublée, n’hésitez donc pas à invoquer Satan aussi souvent que nécessaire, soit 666 fois par jour environ. Respirez.

Il est grand temps de sortir l’artillerie lourde. Commencez donc par un peu de corvées, l est fort conseillé de faire les choses dans le bon ordre, et faire baisser immédiatement la pression est la priorité, et pourquoi pas allier l’utile à l’agréable en bonne sado-maso


Puisqu’on vous a encore traitée de fasciste et/ou privilégiée, rasez-vous le crâne. De toutes façons ça tombait plutôt bien puisque ça frôlait les 5mm de longueur et que vous risquiez le brushing


Avec vos cheveux les soucis commencent à s’évaporer, ouf, nous sommes sur la bonne voie. Il faut néanmoins correctement finir le boulot et vous vous demandez comment faire, la dose de saoulance a été quand même assez chargée, heureusement vous vous souvenez subitement qu’il existe la musique de chambre :

Mettez le volume à 11 comme il se doit, et faites peau neuve avec un soin approprié. C’est un peu technique car on est pas chez les amateurs, certes, mais ça vaut le coup, soyez patiente :


Encore un peu de patience et vous pourrez retirer toute cette merde et retrouver votre encéphalogramme merveilleusement plat :

Et voilà ! y’a plus qu’à ranger le merdier !

kesta bu, doudou, didon

Vous bûtes plus que de raison pour ne pas empaler un intellectuel et vous n’avez plus de däffälgän quand l’aube se profila ?
Bénie soyez-vous, sombre succube, mais pas de pänique, on va se soigner aux petits öignons. Reposez-vous avec quelque lecture, histoire de voir ce que les livres renferment comme incroyable secret que les gens en oublient jusqu’à se rouler de gros palots pour préférer causer de Völtäire.


Vous entravez que dälle et pire : le mal de crâne a empiré, et Burzum vous emmerde à lécher les pages comme Bernärd Pivöt. Vous avez toujours envie d’empaler toute l’académie française mais vous éprouvez l’irrésistible désir de jeter ce qui reste dans de l’huile bouillante par dessus le marché histoire de voir si ça fait une bonne fondue bourguignonne et vous considérez à nouveau cette idée, mais dammit vous n’avez pas de sauces Ämörä. Il est donc temps de faire une bonne sieste, et ça tombe bien car l’autre jour, comme de par häsärd, vous avez trouvé un joli doudou dis donc !

Tout de même quelque chose cloche, il vous faut l’améliorer, heureusement que vous avez toujours des chutes de futals découpés à l’ärräche afin d’avoir toujours l’air d’aller à la pêche aux moüles.
Toujours le même mätériel : une hache, de la corde, un truc qui traine rescapé miraculeusement de votre vie précédente

mais d’abord, fumer une clope et mettre du rouge sur la cigarette comme Märlène Dietrich

c’est parti pour coudre tout ça là hop bon j’explique pas, c’est comme d’hab : le plus vite et le moins soigné possible parce que vous avez plus important à faire. La sieste pour rappel.

ET VOILA qu’il est doux votre doudou !!

vous êtes enfin prêt à ronquer dans les meilleures conditions.

bonus ! des pätchs à découper :

c’est l’printemps

Il fait beau, les vaches volent et les mouches pètent, la journée idéale pour une marche sportive. Sautillante mais modérément tout de même.
Vous faites votre petit tour sous un soleil de printemps, vous suez dans les collants sous le futal de chantier et vous vous dites que possiblement faudrait songer à basculer à la saison douce, à un moment, ou vous risquez d’embaumer le musc jusqu’à lyon et on risquerait une émeute orgiaque mal foutue. Vous passez à Jaurès devant la table des revendeurs de vieux stocks de livres pas chers et soudain la vérité vous foudroie : nom de dieu, vous êtes ignare, vite, il vous faut une de ces choses imprimées et reliées habilement. Vous laissez errez votre oeil torve quoique joli car bien cerné sur l’étalage. Voilà un ouvrage prometteur, sans doute y trouverez vous le sens de la vie et des émeutes orgiaques bien organisées.

Alors, de votre poche gauche et pas la droite car vous avez mal rangé vos tiroirs, vous extirpez les 3 écus et les tendez à l’accorte colporteuse, avant d’embarquer ce grimoire que le clochard habitué du coin demande à voir. Vous lui montrez avec force enthousiasme en lui feuilletant les pages sous les yeux, avant de vous demander pourquoi son visage passe de l’expression de curiosité sympathique à la plus franche terreur.
Vous passez votre chemin en vous disant qu’il a du tomber sur du seigle à mycoses, le pauvre bougre.
Continuant votre grande boucle, et après avoir trainé vos effluves au parc en feuilletant votre grimoire, vous vous dites qu’il serait temps quand même d’avoir l’air d’une Vraie Fâme Véritable. Vous passez chez le fripier qui vous demande des nouvelles en oubliant de mentionner les scorpions, et vous trouvez ce qu’il vous faut, presque magiquement comme le livre trouvé avant puisque c’est là, sous votre nez. C’est tout de même un peu trop simple, c’est assez étrange, avant de balayer cette pensée dans l’air doux et de continuer votre route. Vous passez devant la boite à livres et tombez stupéfait, c’est incroyable, alors que vous achetasses une robe immaculée et garnie de fleurs vous tombez sur d’autres ouvrages parfaitement adaptés, et tout une pile !

Enfin vous allez vous révéler telle que vous êtes : pure, innocente, vierge, douce et complètement con ! c’est donc ça le secret des livres, vous vous émerveillez 3mn mais soudain vous réalisez, ainsi vêtue, que le charme n’opère pas car vous avez toujours cette faculté d’émerveillement. Merde. vous avez du louper un chapitre, alors vous relisez.

Vraiment c’est curieux, tout est pourtant là. Ha mais c’est que vous avez oublié de consulter les autres livres, pardi tête de linotte, vous frappez vous le front en vous les remémorant sur le trottoir, tout juste trouvés dans la boite résolument magique ?


Mais oui ! la solution doit être là, vous commencez à peaufiner votre ensemble, mais il manque toujours un petit je ne sais quoi

Voilà. Il ne s’agissait que d’attention prêtées aux écrits sages, vous aviez sauté quelques lignes concernant l’accessoirisation. Vous êtes désormais vraiment pure, innocente, vierge, douce et complètement con , alélouya Satana