j’approche de la perfection

Voilà . Je crois avoir trouvé LA recette des pancakes, après avoir en goûté plusieurs, quelques unes bien bonnes tout de même, mais pas assez « éponges » à  mon goût. Là , c’est bien épais, bien fluffy, tu peux bien vide la moitié de ta bouteille de sirop d’érable dessus et voir ton pancake tout bien boire comme il faut.
La voilà  donc, en plus c’est très simple :
il faut pour environ 8 pancakes (environ 10 si tu les fais moins épais) :

4 oeufs
30cl de lait
300 gr de farine
1 sachet de levure chimique
4 cuillers à  soupe de sucre
2 pincées de sel

Tu sépares les blancs des jaunes, sans prendre garde à  leurs cris de protestation. Dans une jatte, tu bats les blancs en neige parce qu’ils ont trop crié à  la première étape, avec une pincée de sel, et fermement s’il te plait (j’ai trouvé la bonne technique pour que ce soit rapide et de bonne consistance, même avec un fouet électrique : régler le fouet à  la vitesse la plus basse, incliner le récipient (de préférence cul de poule) et laisser le fouet collé au bord, ça te fera des blancs divins aérés comme il faut, fermes, et sans faire d’eau).
Dans une autre assez grande jatte, tu bats méchamment les jaunes avec le lait, tellement pur et blanc. Tu ajoutes la farine, la levure, le sucre et le reste de sel, et tu mélanges bien bien. Tu incorpores les blancs battus qui pleurent un peu, doucement pour les consoler, comme il se doit : d’abord 1/3, tu mélanges, puis tu ajoutes le reste, en prenant garde de bien faire des mouvements amples et souples, en ramenant la pâte du dessous sur le dessus. Si, si, tu vois ce que je veux dire.
Laisser reposer une demi heure, et tu commences à  cuire tes pancakes comme d’hab : à  feu doux à  moyen (bien surveiller, ça peut crâmer facilement ces saloperies), quand les bules se forment à  la surface, attendre encore un peu que la pâte cuise, puis retourner pour quelques secondes.
Et là , tu mets 100gr de beurre dessus, 1/2 litre de sirop d’érable, si tu aimes les pancakes comme moi, c’est à  dire à  la bourrine, on est pas chez weight watchers.

Cupcakes / Fairy cakes

…Cupcakes si vous êtes un connard de ricain, Fairy Cakes si vous êtes un rosbif à  grandes dents. En tous cas c’est très bon, même pour moi qui suis plutôt bec salé. Mais bon, je me suis dit, avec la proportion de beurre qu’il y a là  dedans, ça peut pas être mauvais. L’autre jour je m’en allais à  Tati voir si y’avait pas des conneries complètement dispensables à  acheter. C’est comme ça que je suis ressortie avec des moules à  muffin en silicone et un gant pour mon four (ce qui ne m’empêche pas de toujours prendre un vieux torchon craspec pour sortir les gratins de patates du four, les vieilles habitudes ont la dent dure), mais sans acheter de DVD pourri comme j’avais fait la dernière fois avec Fido, immonde daube à  éviter à  tout prix. Ma fièvre acheteuse a de sérieux arguments du genre « c’est utile » ou « au moins, moins, je n’achète pas pour 1200 euros de sapes par mois », non, juste des moules à  muffin, moi qui aime les ragoûts.

Bref, venons en au fait.
Pour 12 cupcakes il vous faudra :
– 108 gr de chocolat noir
-135 gr de beurre mou
-135 gr de sucre
-3 oeufs
-150 gr de farine
-15 cl de lait

Pour le glaçage : du sucre glace et un blanc d’œuf.
de la déco si vous aimez la déco. Là , c’était des vermicelles au chocolat, mais ça peut aussi bien être des macaronis peints, bien que ce soit moins bon.

Oui, c’est calculé à  partir d’une recette pour 20 cupcakes, c’est pour ça que ça fait des 5gr chiants à  doser quand on a une balance qui pèse à  10gr près, pas la peine de le faire tout de suite, ça peut attendre. Si le four est aussi chiant à  gérer que le mien, voir à  changer la température pour éviter de cramer le dessus de vos petits gâteaux (genre là  j’ai du baisser à€ 160°).

Pendant ce temps là , le voisin entame pour la 150ème fois le thème de Amélie Poulain au piano, mais vous vous en foutez, puisque vous allez mettre le dernier Agoraphobic Nosebleed qui est absolument fabuleux, et qu’en plus on s’en tape, puisqu’on cuisine là . Donc, je disais, pendant ce temps, faites fondre le chocolat au bain marie. Quand il est fondu aux 3/4 (haha oui c’est des gros blagueurs les mecs qui ont fait la recette de base), mélangez le bien pour qu’il soit bien lisse, hors du feu.

Cassez les œufs dans un bol, battez les légèrement, comme vous le feriez à votre conjoint(e), avec amour. Dans une jatte, mélangez le beurre (demi-sel, est-ce utile de le préciser ?) avec le sucre, jusqu’à  ce que le mélange soit crémeux. Ajoutez petit à  petit les œufs battus, puis le chocolat, mélangez moi tout ça, puis ajoutez la farine petit à  petit, en alternant avec le lait. Mélangez moi ce bazar jusqu’à  ce que ce soit homogène. Beurrez vous la raie, et versez l’appareil dans les moules à  muffin. Dans la recette, ils disent au 3/4, mais après expérience, j’ai rempli sans déborder pour de plus des gâteaux plus voluptueusement gonflés dessus. Là , moi j’ai mis 3 amandes dans chaque gâteau, et je recommencerai même si je dois en mourir. Enfournez votre conjoint 15 à 20 minutes en faisant bien attention à  la cuisson. La pointe d’un couteau doit en ressortir sèche. Pas du conjoint, là  on parle des gâteaux. Voilà , démoulez quand ça a un peu refroidi quand même, sinon biafine. Le temps que ça refroidisse encore, mélangez au blanc d’œuf du sucre glace (pas pris les mesures). Le mélange doit être épais, brillant et napper une cuiller, comme le ferait une nappe Bulgom chez mamie, mais en mieux. Quand les gâteaux sont tièdes ou froids, nappez les avec le nappage (bah oui). Attention, ça coule. Après, faites ce que vous voulez : vermicelles au chocolat ou macaronis peints, ou ce que vous voulez pour décorer, voire rien du tout si vous êtes chiant(e) comme la mort.

Laissez sécher le glaçage puis mettre au frais pour une meilleure tenue, mais vous pouvez tout aussi bien vus empiffrer de suite. Bon appétit.

gâteau d’anniversaire

C’est l’anniversaire de votre chéri, et madame, vous vous devez, en plus d’être soigneusement apprêtée, rasée et fraiche de partout, d’offrir à  monsieur un délicieux gâteau.
N’oubliez pas : la maisonnée doit sentir le chocolat chaud quand monsieur rentre de son travail, et le dîner déjà  sur la table. Aussi, afin de réussir au mieux votre devoir, madame, je vous conseille de vous lever à  6 heures, afin d’éviter à  monsieur les désagréments d’une cuisine encombrée au réveil et vous éviter une gifle que vous auriez par ailleurs bien méritée. Ainsi, vous aurez largement le temps de préparer votre pâte et de faire la vaisselle.
Pour ce gâteau d’anniversaire, suivez à  la lettre la recette suivante, un écart ou une libre interprétation risquerait de tout gâcher, et monsieur vous battrait comme il se doit le postérieur avec une trique.
Faites fondre au bain marie 200 gr de chocolat à  pâtisser. je vous rappelle qu’un bon chocolat à  pâtisser digne de ce nom doit contenir au moins 52% de cacao, ne vous égarez pas à  aller au plus économique, car monsieur s’en apercevrait et vous déboiterait justement l’épaule. Dans le même temps, faites fondre à  feu doux 200 gr de beurre de préférence salé, car vous n’êtes pas sans savoir que le beurre salé relève magnifiquement toute bonne pâtisserie et qu’une utilisation idiote de beurre doux provoquerait le courroux de monsieur, qui ne manquerait pas de vous infliger ce qui vous reviendrait de droit.
Séparer les blancs des jaunes de 4 œufs de ferme frais de qualité. Battez énergiquement les blancs pour obtenir un mélange ferme. Mélangez dans une autre jatte les 4 jaunes avec 150 gr de sucre jusqu’à  ce que le ménage blanchisse, et ajouter délicatement 2 cuillers à  soupe de farine tamisée mélangée à  un sachet de levure chimique. ajoutez à  ce mélange le chocolat fondu, puis le beurre, l’appareil devenu homogène, ajoutez délicatement les blancs sans les casser, sans quoi monsieur vous casserait autre chose.
Verser la préparation dans un moule généreusement beurré, et enfournez à  180° pour 25mn, en surveillant tout de même qu’une croûte noire et malodorante ne se forme pas, si jamais le gâteau menace de noircir, prenez soin de le recouvrir d’une feuille d’aluminium.
Monsieur rentre bientôt du travail, et le temps que le gâteau cuise, vous aurez pris soin de préparer le reste du dîner, de mettre la table et des porte jarretelles. C’est alors que tout se joue, et madame, faites bien attention à  ce qui suit, ici réside toute la réussite de l’anniversaire de monsieur : le gâteau est cuit, pour vous en assurer, ne prenez pas de gant, et ouvrez le four sans ménagement. Celui ci étant posé sur un frigidaire, la grille glissant du four ne devrait pas rencontrer d’obstacle, et la porte ouverte de l’appareil devrait former l’angle parfait pour faire office de toboggan, et si tout se déroule comme prévu, le gâteau soigneusement préparé devrait en tout logique se retrouver à  terre en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, merveilleusement explosé et éparpillé sur la totalité de votre carrelage fraîchement récuré.

Boeuf Bouguignon à  se damner

Le boeuf bourguignon c’est un peu mon violon d’Ingres. Ma spécialité, ma fierté, mon petit truc en plus. J’ai cherché comment en faire un sans viande pour draguer les végétariens, mais j’ai pas trouvé, dès que j’ai une piste je vous fais savoir.
Même Capucine 2 ans après lui avoir fait manger ce bourguignon m’en parle encore, je suis sûre que Libon est jaloux et rien que ça, y’a de quoi se la péter un peu, alors vous m’excuserez de la parenthèse.

Bref. Le secret de ce bourguignon, qui est tout bête, c’est juste la cuisson, en deux temps, et évidemment des ingrédients de qualité irréprochable, cela va sans dire.

Donc fournissez vous de tout ça sur le marché, que du frais, du beau, pas de la saloperie de supermarché, s’il vous plait. Pour le vin, j’ai pris du Graves, là  aussi prenez pas du vin de merde, parce que si on assemble de la merde, on bouffera de la merde, compris ?
Pour les proportions, je fais un peu au pif, à  titre d’indication je vais vous dire ce que j’ai mis dans mon bourguignon géant qui doit nourrir 6 personnes (et pas des moindres… attention je veux pas dire qu’ils sont gros, mais qu’ils ont de l’appétit) :
-2,5 kg de viande à  bourguignon (gîte ou paleron, là  c’était de l’aiguillette de bœuf, ne pas hésiter à  demander l’avis du boucher, c’est son métier)
-2 bouteilles de Graves (ou vin rouge de votre choix mais pas de la merde !)
-4 ou 5 gousses d’ail
-4 ou 5 oignons
-200gr de poitrine nature ou comme moi là , de la poivrée, débitée en lardons
-1 bouquet garni (en fait, 2)
-250 gr de champignons de paris frais
-de la farine
-beurre, huile

la veille du repas :
Débitez la viande en gros cubes, profitez en pour virer les gros bouts de gras, mais ne chipotez pas, c’est mieux qu’il en reste un peu quand même. Émincez les oignons et les champignons, écrasez l’ail du plat du couteau. Faites chauffer du beurre et de l’huile dans une grande cocotte (ou deux comme moi si vous n’avez pas des cocottes immenses, ou alors réadaptez les proportions, enfin, démerdez vous), faites revenir les lardons (oui parce qu’ils s’étaient fait la malle, ahah hohoh), retirez les et mettez la viande à  dorer. Ajoutez les oignons, remuez, laissez dorer. Singez (hahaaa technique !) avec la farine, en remuant bien la viande. Ajoutez le vin, le bouquet garni, l’ail écrasé, les lardons et les champignons émincés. Laissez cuire un max à  feu modéré à  doux. (genre 2 ou 3 heures)

 

Le lendemain, refaites cuire, un max aussi, à  feu entre modéré et doux, en remuant pour éviter que ça attache. Normalement, vous devriez avoir un truc qui ne ressemble absolument à  rien, mais ô combien délicieux. A servir soit avec des tagliatelles fraiches ou des patates cuites à  l’eau, ou pourquoi pas un gratin dauphinois, tiens.

ça y est, c’est l’hiver

…et j’ai tout le temps envie de dormir, enfin, entre deux soupes. Et vu que je me suis prise de passion pour les courges et que j’ai carrément la flemme de dessiner une note, me suis dit que j’allais combler avec une recette simplissime de velouté au potimarron. Rien que le dire, j’en bave.

tu prends un potimarron, ou deux, tout dépend de ton appétit ou de la quantité de velouté que tu veux, je suis pas ta mère, débrouille toi pour la quantité. Tu coupes le potimarron, épépine moi tout ce bazard, pèle le donc et débite le en morceau pas trop gros, et vlan mets moi ça dans une casserole et recouvre d’eau (le must étant de faire cuire dans un bouillon de légumes maison, testé et applaudi). Tu fais cuire (quand c’est cuit, c’est mou, c’est simple non ?), tu égouttes mais tu gardes le jus de cuisson. Tu mixes le potimarron, avec un peu de jus de cuisson (tout dépend à  quel point tu veux que ce soit velouté, je suis pour ne pas trop en mettre personnellement), tu ajoutes de la crème (PAS ALLEGEE, bougre d’hérétique) et du safran (une dose de safran, de préférence en filaments, on a des goûts de luxe jusqu’au bout), sel, poivre. ET PAF, fini.

Pas d’excuses, c’est inrattable.
Si tu remplaces « potimarron » par « courge butternut » et « safran » par « curry ». Et t’as un truc tout aussi délicieux et con à  faire.

ici y’avait Tanxxx qui posait avec une courge Butternut de belle facture mais la photo s’est perdue dans un déménagement. dommage parce que c’était beau.