putain de gâteau du dimanche de merde

il pleut de merde, y reste du beurre à la noix et des poires à la con qui trainent, c’est le moment de se détendre avec un peu de cuisigraaaaaaaaaaaa

mon herbier de 20 ans de tâches de gras ouai et alors

ouai, ouai tiens putain, la voilà la fin

gnnnnnnnnnnnn

je sais pas si écouter the Dillinger Escape Plan était une super idée finalement

ouai allez là c’est bon, putain, allez

mon four est un GROS CON DE FACHO

 

pi arrête de ronchonner là, y’a pire ailleurs : y’a même des gens personne sait qui c’est déjà, et en plus leur concert au futuroscope est annulé et c’est la nouvelle république qui l’annonce alors bon, hin

 

plateau repas

aujourd’hui Mort & Travaux vous délivre son petit truc pour un plateau repas des grands jours de flemme. Simple, rapide, économique, époustouflan !

matos :
-la lèchefrite du four
-le fond de salade dans le bac à bière (pour rappel c’est toujours celui avec les légumes dessinés dessus)
-un paquet de chips au fromage (marque du pouce ou bien carrouf, mais n’importe quelle sous marque fera l’affaire)
-une crevette de 35 kilos
-Cephalic Carnage

Préchauffez un studio sous les toits à  52° avec Cephalic Carnage à fond. Quand la sueur qui vous dégouline de sous les nichons commence à crépiter, ouvrez le frigo pour en sortir la salade flétrie mais encore un peu fraiche, agencez-la élégamment avec les chips dans la lèchefrite dans laquelle vous aurez disposé quelques glaçons à l’huile. embrassez la grosse crevette froide, et laissez mijoter 2 ou 3h en arrosant de jus régulièrement. c’est prêt ! servir avec un très gros bol de mayonnaise.

 

 

frites révolutionnaires

aujourd’hui je me suis demandé quoi faire à manger à part des grosses frites au four, et j’ai fait des frites au four, mais fines : la révolution.

Ingrédients :
-patates
-huile
-une cigarette roulée
-un logo moche
-photoshop

temps de préparation : environ 10mn
temps de cuisson : un peu moins d’un fumage de roulée + un détournement foireux de logo pourri.

Peler les patates (quantité à voir en fonction des voracités en présence). Les couper, mais finement plutôt qu’en gros, environ 3/4 mm d’épaisseur.  Laver, essuyer, et mélanger avec un peu d’huile pendant que le four préchauffe (ici à 180° mais ça dépend du four). Étaler les frites sur la plaque de four préalablement recouverte de papier cuisson en les alignant bien pour profiter au maximum de la surface (faites le faire par un psychopathe de l’organisation), enfourner.

Fumer les 3/4 d’une roulée en scrollant des vidéos de « custom DIY » de gens qui ont des société de cadeaux de fête des mères déjà faits sur instagram en vous exclamant toutes les 2 secondes « putain mais c’est nuuuuul » (suggestion non contractuelle)

Télécharger un logo moche pour le détourner sur photoshop. Une image vaut tout un tas de mots, voici donc un exemple :

stupéfiant

 

Ne perdez pas une seconde après avoir fini le caviardage, la frite fine cuite rapidement !

Et bon appétit bien sûr.

le retour du couignamane hasardeux

hier il pleuvait et j’avais la flemme, comme un février tout à fait banal. Je me suis trainé comme une limace pendant un bon moment et puis je suis tombé sur une pomme qui ridait dans la cuisine.

Une pomme esseulée avec la peau fripée qui attendait son funeste destin, or chez moi on mange pas de fruits : c’est pas assez badass.

Alors je me suis dit que j’allais faire une pizza pour le soir et un kouignamane à la pomme frippée comme j’avais fait ça y’a quelques temps

j’ai fait comme la dernière fois : n’importe quoi un peu au pif. Une pâte à pizza, quoi, sauf que je l’ai pas salée et une fois levée comme d’hab j’en ai prélevé 100 grammes pour faire mon truc.

Donc comme la fois précédente, j’ai mélangé du beurre (rappel que le beurre doux n’existe pas) et du sucre (à proportions égales, ça c’est décidé au pif aussi), j’ai mis la pommes tranchée en lamelles (et pas en quartiers, histoire de varier) à mariner une fois saupoudrée de sucre et de cannelle.

j’ai fait mon « feuilletage » comme la dernière fois, mais ma pâte avec trop de beurre (non pardon, y’a jamais « trop » de beurre, pardonnez moi mon offense Saint Robuch) avait fini par fusionner avec le support où je l’étalais. Alors bon j’ai disposé mes lamelles de pommes (désormais avec du jus qui a bien suinté) dans le fond de mon moule à manqué, j’ai versé le jus  par dessus et j’ai fait de la maçonnerie avec la pâte par dessus. Je me suis dit que ça fait un peu tatin-couignamane, encore une fois, je voyais pas trop comment du beurre du sucre de la cannelle de la farine et des pommes pouvaient donner un truc dégueu à la fin, qui vivra verra, il faut vivre intensément, carpe diem, etc.

Et j’ai enfourné (au pif, 180°, temps de cuisson au pif aussi en surveillant que ça crame pas)
et j’ai démoulé le bazar (mettre une assiette dessus, se concentrer fort pour retourner d’un coup sans tout foutre par terre) et Ô SPLENDEUR

« putain ça a l’air carrément porno » a été ma première pensée
Tout de même méfions nous bien des apparences, alors histoire de vérifier j’ai goûté et c’était effectivement très porno avec le jus qui avait caramélisé au fond là. Et donc j’ai couru me chercher une bombe de chantilly pour me faire repousser mon gros cul séance tenante.

 

ragoütoütoü

Vous êtes rentré fourbu de promenade, vous avez raccroché le perf clouté à sa patère et enfilé vos charentaises à sequins. Que se faire à manger en retour de balade à zoner dans Paris dans l’espoir de se faire repérer comme futur Ministre de la Flemme ?  Poucrave répond, avec ce repas simple, léger et délicieux.

Commencez par le traditionnel tour de placard dominical pour rassembler ce qu’il faut pour tenter d’avoir des idées sans garantie aucune de devenir prix Nobel d’Einstein pour autant.

Patates, carottes, oeufs, farine, vieux reste de chocolat, oignons, bouquet garni, sucre et sucre glace, du vin blanc Fin Bouquet, un reste de jambon serrano, beurre, des bouillons de légumes en cubes. Tout est a priori chiant à crever dans ces ingrédients, mais c’est oublier l’incroyable talent de poucrave pour agrémenter les plus somptueuses chiasses de paillettes chatoyantes.

Ordonnez tout ça et séparer le sucré du salé pour confectionner là un ragoutoutou de pauvres et un dessert pas trop de pauvre pour après. Il s’agit d’une ancestrale recette  héritée de lignée de pauvres deux-sévriens pour palier aux pénuries de mogette. Un plat dévoré avec joie, entrain et appétit car le deux-sèvrien est ainsi : joyeux même même si on le balance dans le tas de fumier devant chez la voisine Fernande, dont le mari Joseph (ne pas confondre avec Marie Joseph qui est votre mère-grand dont la spécialité est un talent inégalé pour planquer le solutricine de Papi)  ne manquerait pas de vous engueuler d’avoir tout mis le bazar dans son organisation de fumier sauf que vous comprendrez rien vu qu’il pâtoise et qu’en plus il se bidonne.

Cette leçon de vie dument assimilée en promesse intérieure de ne jamais jamais foutre ô grand jamais, revenons à nos chèvres :

d’un côté : les oeufs, farine, chocolat, beurre, sucre, une vague nostalgie des champs du bocage et du petit pont sous lequel on allait fumer des clopes avec un de ses adelphes (c’est le mot tendance à paris pour les fratries inclusives, ça permet de gagner du temps plutôt que faire son Eddy Mitchell pour sermonner sur le boogie avant les prières du soir. enfin si j’ai bien tout compris) dans la plus pure tradition du vol de gauloises parentales. On apprend tôt chez les ploucs, pas comme ses précieux citadins à attendre la faculté d’études supérieures de la sorbonne de gros snobs pour éventuellement commencer à penser à commencer leur cancer avec des Vogues mentholées et encore. Il faut entretenir les mythes et bien puer le vieux cendrier assez tôt dans la vie pour conserver son air maussade en plissant dument les yeux comme Clinet Iswoude dans son blouson noir en plastique de chez Jennifer et ainsi terroriser quiconque avec un bac +12 qui passe devant ton spot à canette sans trop te fatiguer. Effet secondaire non négligeable : révèle la réelle nature de canette de 8.6 de ta 50cl de Cristalline à la pêche aux érudits, car le vrai travail ça fait comme les lunettes dans They Live ! et à Paris encore plusse que devant le Courlis (déso je fais de la rubrique mode et cuisine de niche de niche de niche). Mais revenons à nos moutons.

Pour confectionner, donc, des éclairs au chocolat. Tapez « éclairs au chocolat » et suivez la recette sur Marmiton (n’oubliez surtout pas de lire les commentaires si vous voulez remplacer le beurre par des huitres).

pour le ragoutoutou c’est très simple : peler des patates, peler des carottes, éplucher des oignons, couper tout à l’opinel traditionnel qui sert à couper tout ce qui doit être coupé. Mettre à fondre les oignons dans du beurre.

Quand les oignons commencent à avoir l’air cuits, tu singes le bazar (Ça veut dire que tu saupoudres de farine, pas que tu l’imites pour le faire marrer) tu touilles bien et tu mouilles (je… non rien) avec un fond de vin blanc fin bouquet premier prix. Attention ! Ne le buvez surtout pas pour faire passer le temps, sous peine de finir comme dans Street Trash. L’époque lointaine où on picolait la Pelure d’Oignon comme si c’était du Cacolac est révolue. C’est ce qu’on appelle « mûrir » (C’est comme purtir, un peu.)
Ensuite, tu ajoutes le bouillon en cube dilué dans de l’eau chaude pour obtenir un véritable bouillon de légumes, tu touilles, tu ajoutes les carottes et les patates débitées en morceaux assez gros, le bouquet garni et tu baisses le feu pour laisser mijoter le temps qu’il faut pour que ça cuise sur feu plutôt doux.

Le temps que ça cuise, tu peux assembler tes éclairs au chocolat avec la pâte et la crème qui ont pu refroidir. Quand  le ragoutoutou est prêt tu peux le déguster 

et voilà le powerpoint de 3 photos  de la totalité de la confection du repas :

le chou pour l’éclair à la sortie du four. alléchant déjà.

les ingrédients bruts et sauvages du ragout de naguère.

 

glaçage de l’éclair traditionnel sur assiette à radis (mon unique assiette à dorure a péri dans un accident d’évier)

les plus malins auront noté que le jambon a disparu. je l’ai mangé façon régime paléo : à même la barquette, debout et en grognant pendant que les choux cuisaient.