premier point fashion de 2024

activité féminine de l’après midi.

c’est la saint sylvestre : sortez classe, sobre, limite Catherine Deneuve. Allez en quête de socialisation et n’hésitez pas à faire salon, comme par exemple en complimentant les tartines de tapenade de l’établissement licence IV où la fête se prépare


soyez vigilants et ouvre l’oeil, les réactions des personnes en présence doivent vous servir de repère concernant vos compétences à bien vous tenir et ainsi peut être décrocher la timbale d’un prince charmant à qui laisser son escarpin en fuyant avant minuit.
C’est ainsi que vous pourrez apprendre, par exemple, que dire « c’est des tartines de caca hin hin hin » ne semble pas renverser l’auditoire parisien et ne dénote nullement de votre irrésistible cocasserie.

#parisfashion #nadinederotschild

 

 

 

une sorte de couignamane yolo aux pommes

c’est dimanche samedi et vous émergez du pot de départ d’un ami de son boulot de merde : vous êtes donc jouasse mais avec la tête trop à l’envers pour faire quoique ce soit d’un peu plus évolué qu’une exploration de placard pour vous bourrer le bide. Et ça tombe très bien : moi aussi.

vous l’avez pas demandée, vous en avez rien à foutre, voilà la recette du fameux couignamane yolo aux pommes de la blogueuse mode poucrave !

J’ai un bout de pâte à pizza qui trainasse encore, deux pommes (??), de quoi faire des trucs dans les placards et évidemment du beurre sinon j »aurais trouvé un peu de force pour ramper au carrouf.
je me lance donc dans la confection d’un couignamane yolo, car je vis loin de la fureur bretonne et même pas un peu près de Montparnasse, je suis donc à l’abri des représailles et de toutes façons j’ai droit parce que je viens du NORD Deux-Sèvres. C’est là où on a du goût, contrairement au Sud où se trouve Niort, la mojette cuisinée avec des carottes et des lardons, et du beurre doux. (la frontière nord-sud des deux sèvres traverse un malheureux village déchiré depuis des siècles, où courent des histoires tragiques d’amours impossible, de fratricides, de meurtres politiques, et de portes qui claquent bruyamment).

la blogueuse mode poucrave en pélerinage au célèbre Calvaire du Beurre à la Chapelle Saint Laurent

donc j’ai : le bout de pâte à pizza (environ 150 grammes) qui a levé 24h vu que j’avais la flemme, une des deux pommes coupée comme pour une tarte saupoudrée d’environ 10gr de sucre et de cannelle, un mélange de 50gr de beurre mou+40gr de sucre que j’ai bien touillé en pommade. Tout ça c’est décidé au pif, car je ne respecte rien.

donc j’ai étalé ma pâte le plus finement possible pour y tartiner un peu de la pommade délicieuse :

il faut replier ensuite, pour reétaler, pour retartiner, pour replier, pour etc etc etc jusqu’à pas tout à fait épuisement de la pommade pour avoir un feuilletage et surtout plus de beurre sur le plan de travail que dans la pâte c’est très important. J’ai décidé de couper en deux dans la longueur (?) pour étaler la dernière couche de pommade et y coucher les quartiers de pomme en leur susurrant des mots demi-sel

J’ai roulé les deux bouts de pâtes garnies et j’ai eu le double gourdin :au four préchauffé à 180° pour 15mn (toujours un peu au pif, je fais confiance à mes gênes) et  je vais dire que j’ai fait exprès que y’en ait un qui s’est déroulé :

j’ai pas encore goûté c’est trop chaud mais franchement, de la pâte du sucre du beurre et des pommes je vois pas trop comment ça pourrait être dégueulasse.

Et bon appétit bien sûr !

 

 

patates-vers

hier soir j’avais faim, et j’avais la flemme.

J’ai fait le tour de mes non-courses et j’ai décidé d’exploiter mes dernières patates pas bien grosses, selon une des bibles parmentières. Sauf que j’avais plus que 3 pauvres fuilles de laurier, zéro romarin et que tchi en thym. bon tant pire, j’ai coupé de l’ail frais en très fines lamelles histoire de parfumer quand même.

tu suis la recette de la dame et normalement ça fait un truc dans le style une fois sorti du four sauf que si t’avais des herbes tu vois de l’herbe sortir des encoches, quoi

tu mets dans une assiette et hop : on dirait de gros vers !

je savais pas comment accompagner. Me restait un peu de crème liquide, et tiens ah oui j’ai des échalotes… Eurêka : c’est le moment de faire une recette typique française poitevine deux-sèvrienne nord deux-sèvrienne de ma mère. On a un talent pour les choses légères dans la famille. C’est une chantilly salée avec des échalotes hâchées finement dedans. faut procéder comme pour une chantilly (crème très froide, placée un peu avant au congèl, le bol au frais itou), sauf que bien sûr tu mets pas de sucre mais un chouia de sel et poivre, tu bats et tu incorpores les échalotes hachées. Ca marche évidemment avec de la ciboulette si y’a.
Et tu baffres ça en t’extasiant et tu pètes toute la nuit.

très belle chantilly salée

 

cuisine diététique adaptée à l’organisme perrave

aujourd’hui j’ai relu mon analyse de sang et patatrac : grosses carences en vitamine D et en fer. Je vais être obligée de me goinfrer de magrets de canard et de saumon fumé et d’aller faire des siestes au soleil après au parc, quel drame.

En attendant de chourrav ce qu’il faut, je peux  déjà me faire un petit beurre de sardine pour palier le coup de barre qui arrive effectivement 666 fois par jour, chose qui a peut-être enfin trouvé une explication scientifique autre que qui s’ajoute à la grosse flemme naturellement contenue dans mon  organisme.

Pour une boite de sardine (je prends des marinées au citron et basilic), je mets le même poids en beurre que de sardine (y’a de la vitamine A, mieux vaut prévenir que guérir une autre carence : bon vivant rime avec prévoyant). Je laisse ramollir le beurre. Je mets un poil d’ail en plus, des herbes si j’en ai et hop, j’écrase tout ça à la fourchette pour faire comme une sorte de pâté pas très appétissant à mettre au frais et à ressortir pour déguster sur du pain frais tout juste grillé.

Pas cher, rapide, sain, délicieux, qui ressemble à rien, c’est bien simple : on dirait moi.

bouffe de flemme de ce qui traine au placard

Hier j’avais faim. Je me suis dit : faisons un truc viteuf. Or, j’avais plus de nouilles, j’avais plus de crème et surtout j’avais la grosse flemme d’aller faire des courses : he merde. Donc encore une fois j’ai fouiné les placards et encore une fois je me suis lancée dans un truc beaucoup trop long et sans savoir du tout où j’allais comme chaque fois que j’ai la flemme.

j’ai aucune idée de ce que je fais

J’ai réuni du poulet, des champignons noirs déshydratés, des vermicelles de riz, de l’ail, de la ciboule, un reste de poitrine fumée, des galettes de riz. J’ai réfléchi 3 secondes et j’ai fait n’imp, à savoir : faire mariner un peu le poulet dans un mélange jus de citron + plein d’ail + un peu de sauce soja + un poil de miel après l’avoir débité en morceau. J’ai cuit ça, et puis la poitrine fumée aussi le temps que les vermicelles et les champis noirs trempent dans de l’eau chaude et que je les essore. J’ai mélangé le poulet cuit + vermicelles + champis + un oeuf + encore de l’ail la ciboule hachée. J’ai coupé la poitrine grillée en bons morceaux, puis confectionné des pseudos nems avec les galettes de riz (tu sais comment ça marche je te fais pas le topo. si tu sais pas tu cherches comme une grande personne)

voici le résultat époustouflant :

bites frites

les bites croustillantes prêtes à êtres servies bien hot

les bites croustillantes servies comme il faut avec une bonne sauce nuoc-mam-soja-sucre-je sais plus, salade et menthe. Comme des bites normales quoi.

bah c’était très bon. A vous les studios.